Construire votre application mobile de terrain : les 10 erreurs à éviter

par Didier

De plus en plus d’entreprises souhaitent digitaliser leur systèmes documentaires dans le secteur de l’industrie pétrolière, des EnR et du BTP.

L’entreprise Safenergy a accompagné la démarche de mobilité de nombreux clients en recherche d’applications mobiles QSE, d’inspections techniques d’équipements industriels ou de maintenance. Pierre Fourcade, CEO de Safenergy Systems, nous partage aujourd’hui les 10 erreurs qu’il est important d’éviter si vous souhaitez déployer votre application mobile de terrain.

Erreur N°1 – Confondre une feuille A4 et l’écran d’un smartphone !

Il suffit de poser un smartphone sur une feuille A4 pour réaliser que les informations contenues dans un formulaire doivent être agencées et pensées autrement. Il ne sert à rien donc d’essayer de reproduire, à l’identique, le design d’un formulaire Excel, dans votre future application .

Cela vaut a fortiori pour la digitalisation de procédures PDF ou de plans de chantier !

La démarche consistera davantage à découper, segmenter puis réorganiser vos formulaires, parfois à penser à l’envers et souvent avec beaucoup de remises en questions relatives à votre système documentaire existant.

Erreur N°2 – S’en tenir à l’étape (basique) de dématérialisation des formulaires

La dématérialisation des formulaires n’est pas une fin en soi. Elle n’a aucun sens si elle n’apporte pas un gain de compétence, de productivité et de performance et peut assez vite mener à une impasse.

Les formulaires papiers d’une entreprise sont organisés dans des classeurs, ils sont structurés et souvent issus de systèmes qualitatifs ou de certification… Dès lors, il faut penser « dématérialisation de systèmes documentaires complets » au lieu de rester sur l’étape basique de « dématérialisation de formulaires ».

Erreur N°3 – Perdre de vue les concepts de qualité universels

Au cœur de tous les systèmes documentaires de l’industrie et de tous les systèmes de certification, les principaux concepts utilisés sont :

  • la méthode PDCA (Roue de Deming),
  • le modèle de Reason,
  • la loi de Pareto,
  • les 7M,
  • la Pyramide des risques de Bird

Les concepts de qualité visent la réduction des risques, la systématisation d’actions qualitatives, l’amélioration continue, l’efficacité, etc.

Le saviez-vous ? Aujourd’hui, vous pouvez placer ces concepts dans le « moteur et la boîte à vitesse » de votre application mobile de chantier afin de les mettre en œuvre de manière concrète sur le terrain.

Erreur N°4 – Réinventer la roue !

Aujourd’hui des solutions de construction et génération d’applications mobiles de terrain spécialisées existent. Elles adressent pratiquement toutes les situations opérationnelles et tous les métiers en étant vraiment dédiées aux opérateurs (techniciens, chefs de chantier, conducteurs de travaux, QSE, agents de maintenance ou entretien, etc.).

Certaines plateformes permettent la mise en œuvre d’applications mobiles personnalisées et performantes en 1 jour seulement ! Et ces plateformes embarquent en plus la majeure partie des fonctionnalités souhaitées par vos collaborateurs.

Erreur N°5 – Ne pas consulter le personnel de chantier

Lors du lancement de projets digitaux, les équipes techniques se penchent systématiquement sur les besoins des superviseurs mais rarement sur les besoins des ouvriers, des techniciens, des chefs d’équipe qui ne sont pas consultés. Au mieux, on demande à des chefs de chantier ou des chefs d’équipe de « tester » l’application mobile une fois qu’elle a été déployée… Et c’est parfois trop tard !

Combien d’applications mobiles n’ont jamais été utilisées sur le terrain ? Mieux vaut impliquer, au plus vite, toutes les strates de l’entreprise, et même le personnel le moins qualifié.

N’oubliez pas que ces personnes seront les premiers utilisateurs de la solution et que, s’ils ne le sont pas aujourd’hui, ils le seront demain. Alors, ce serait dommage de les consulter en dernier.

Erreur N°6 – Viser trop haut

Combien de projets de digitalisation ont été abandonnés en cours de route parce qu’ils visaient trop haut ?

En voyant trop grand, nombre d’entreprises sont ensuite dépassées par les volumes de formulaires, les choix, les arbitrages, la recherche du consensus.

Un conseil donc, démarrez petit, mais ne perdez pas de temps, commencez !

Digitalisez 5 ou 10 formulaires et pas plus, apprenez la mobilité, éduquez-vous, trompez-vous, lancez votre première appli… la technique no code est une sérieuse opportunité qui autorise tous les tests, toutes les erreurs et toutes les évolutions.

Erreur N°7 – Complexifier votre application mobile de terrain

Construire une usine à gaz demande du temps, des moyens, une grosse organisation et beaucoup de réflexion. Ne rêvez pas ! En matière d’applications mobiles de terrain, le mouton à 5 pattes n’existe pas… Mais partir sur une plateforme No Code spécialisée dans les applications mobiles de terrain devrait déjà vous permettre d’accéder à un socle fonctionnel très large et d’obtenir de bons résultats.

Ces plateformes offrent par défaut des niveaux de personnalisation très avancés.

Et comme ces solutions sont généralement économiques, vous pourrez réinvestir votre budget dans des évolutions fonctionnelles spécifiques.

Erreur N°8 – Viser une seule application « tronc commun »

C’est la précision qui apporte la performance et la productivité. Vos collaborateurs vont vite se lasser d’une application « tronc commun » qui, comme elle se veut commune, ne s’adresse pas vraiment à eux.

Aujourd’hui, il est assez simple de déployer non pas une, mais plusieurs applications mobiles grâce aux générateurs d’applis no code. Ainsi, vous pouvez par exemple créer, avec une même solution et une même interface, des applications mobiles sur mesure pour chaque profil de salarié dans l’entreprise (auditeurs, inspecteurs techniques, techniciens, responsables QSE, coordinateurs SPS, etc.) tout en conservant un système simple et administrable.

Avec le No Code, précision ne veut pas dire complexité !

Erreur N°9 – Ne pas tenir compte des différents modes de travail

Voici quelques exemples : conduire un audit ce n’est pas la même chose que réaliser une visite de chantier. L’audit exige la construction d’une application mobile permettant de suivre un référentiel à la lettre, étape par étape. Une application de visite de chantier doit proposer plus de flexibilité et de souplesse, le formulaire jouant plutôt le rôle d’une aide à la décision.

Autre exemple, la remontée de situations dangereuses ne s’envisage pas de la même manière selon que l’application mobile s’adresse à un auditeur, à un superviseur en visite de chantier ou à un salarié Lambda à qui on demande de remonter des non-conformités ou des observations « à la volée ».

3 modes de travail différents, 3 applis ? Non, aujourd’hui, les plateformes de génération d’applications mobiles de terrain no code permettent cette polyvalence d’usages.

Erreur N°10 – Ne pas s’entourer de spécialistes

Être accompagné par un professionnel disposant à la fois de la compétence digitale, de la vraie connaissance des chantiers et des besoins des opérateurs et disposant en plus d’une plateforme digitale spécialisée peut vous apporter clé en main et en très peu de temps beaucoup de performance.

Certains éditeurs seront alors à la fois des accélérateurs, mais aussi des tremplins permettant à votre entreprise, non seulement de se digitaliser, mais surtout d’être plus performante au quotidien.

On ne change pas les usages liés à 40 ans d’Excel si facilement, mais les plateformes spécialisées dans les applications mobiles de terrain peuvent grandement faciliter votre transition du papier au numérique.

Avec la révolution du zéro code, les solutions se multiplient pour répondre aux besoins, parfois complexes, des entreprises dans le secteur industriel. En évitant les erreurs que nous venons d’exposer, vous gagnerez un maximum de temps et pourrez développer des applications mobiles de terrain encore plus efficaces et en adéquation avec vos attentes.

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